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18 novembre 2020

Pour une relance verte et inclusive de l’économie

JCCM

Bien que nous nous réjouissions de certaines des mesures présentées dans le Plan pour une économie verte (PEV) du Gouvernement du Québec déposé le 16 novembre dernier, la JCCM considère que le plan pourrait impliquer davantage les petites et moyennes entreprises afin que tous puissent faire leur part.

Il est compréhensible que le gouvernement veuille cibler les grandes entreprises et les industries plus polluantes, comme les transports, mais nous croyons que le PEV gagnerait à accorder un meilleur accompagnement aux plus petites entreprises. Celles-ci ont moins d’impact sur l’état climatique, mais leur plus grand nombre pourrait très bien faire une différence. De plus, le caractère plus petit de ces organisations leur permet souvent une plus grande flexibilité et pourrait également créer différentes zones d’innovations pouvant servir à toute la société.

Économie circulaire

Suivant le même raisonnement, nous pensons que le concept d’économie circulaire devrait être exploré au-delà du côté des grandes entreprises et de la gestion des matières résiduelles. Promouvoir et mettre en place une structure permettant aux plus petites entreprises de participer à une économie circulaire éviterait le gaspillage et créerait une meilleure cohésion entre les organisations. Ce genre de mesure pourrait réellement transformer l’écosystème et encourager une transition économique verte plus forte et efficace.

Importance des efforts locaux

Nous savons que le gouvernement compte encourager les municipalités à adopter des plans similaires et nous souhaiterions que les PME locales puissent contribuer à la réflexion afin de s’assurer qu’elles aussi aient accès à l’organisation d’une transition verte. La lutte contre la crise climatique se doit d’être inclusive et accessible. Les retombées positives qui découleraient d’un accompagnement (financier ou structurel) des PME ne doivent pas être minimisées.

La crise sanitaire actuelle devrait nous encourager à réfléchir plus en profondeur au futur de notre société et non à conserver la mentalité qui a mené le Québec à rater l’atteinte des cibles de réduction des GES pour 2020 (la réduction se situe aujourd’hui à 8,7 %, alors qu’il était prévu qu’elle atteigne 20 % en 2020). Cette crise climatique sans précédent nécessitera des actions différentes et encore plus ambitieuses si l’on souhaite vraiment avoir un impact et renverser la tendance actuelle. La jeune communauté d’affaires ainsi que les propriétaires des PME du Québec ont un rôle à jouer dans cette lutte : le gouvernement québécois en sortirait gagnant de les inclure rapidement.