- ACTUALITÉ
- 31
- Août
- 2023

Pendant que les grandes puissances s’affrontent à coups de démonstrations de force, une autre dynamique, souvent plus déterminante, se joue en coulisses : celle des moyennes puissances qui comprennent que, dans un monde instable, les alliances sont leur véritable levier.
Le Canada fait partie de ces pays-là. Et nous, jeunes professionnel·le·s, faisons étonnamment partie de cette même logique. Individuellement, notre influence peut sembler limitée, mais collectivement, nous devenons une force crédible.
À Davos, le premier ministre Mark Carney a rappelé que l’avenir de pays comme le nôtre repose sur une coopération active, ancrée dans un ordre fondé sur des règles communes. L’influence ne dépend plus de la taille, mais de la qualité des relations et de la constance des valeurs qui les soutiennent. Cette vision pourrait sembler propre à la géopolitique, mais elle trouve un écho direct dans nos milieux professionnels.
En effet, à la Jeune Chambre de commerce de Montréal, je rencontre chaque jour des talents persuadés qu’ils doivent attendre d’être « plus établis » pour avoir de l’impact. Pourtant, comme les moyennes puissances, notre force réelle émerge lorsque nous unissons nos voix autour d’ambitions partagées. Nos trajectoires individuelles prennent tout leur sens lorsqu’elles s’inscrivent dans un mouvement collectif qui assume son rôle dans la discussion publique.
Le premier ministre Carney l’a rappelé : l’influence durable repose moins sur la puissance brute que sur la capacité à entraîner les autres et à bâtir un consensus autour d’idées fortes. Cette logique s’applique autant aux affaires, aux relations publiques, à la politique qu’à l’innovation. Notre crédibilité repose sur notre capacité à rassembler, à faire circuler les idées et à créer des ponts.
D’ailleurs, choisir la coopération n’a rien d’idéalisé : c’est un avantage stratégique et durable. Pour le Canada, cela signifie rester pertinent dans un système fragmenté. Pour une organisation comme la JCCM, cela veut dire créer des partenariats significatifs, favoriser le dialogue intergénérationnel et offrir à la relève des espaces d’influence, sans attendre qu’elle ait « les années d’expérience » ou «le titre» qu’on lui reproche parfois de ne pas avoir.
Les défis de notre époque sont considérables, mais ils ne doivent pas nous intimider. Nous avons la capacité collective de façonner un monde à notre image. La question n’est donc plus de savoir si les moyennes puissances ont un rôle à jouer : elles l’exercent déjà. La vraie question est de savoir si nous acceptons, nous aussi, d’endosser ce rôle avec ambition et cohérence.
Nous avons les valeurs, le talent, les réseaux. Il est temps d’assumer pleinement notre pouvoir d’agir et de montrer que notre génération ne se contente pas d’observer le changement : elle le façonne.
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